Flash! 19 – Procédés anciens

Cela semble assez étonnant de parler de procédés anciens à propos de cet art si jeune qu’est la Photographie. D’autant plus, qu’à l’instar du retour du vinyle chez les mélomanes, il semblerait que l’on assiste à un renouveau de la photographie argentique s’accompagnant de le redécouverte de toutes ces techniques qui ont fait naitre d’innombrables images depuis … 1847.

En effet, cette année-là, les premiers négatifs font leur apparition, non pas sur du film ou du papier, mais sur des plaques de verre ! Unique support qui grâce à l’albumine d’œuf permet de fixer les sels d’argent et ainsi capturer une image uniquement statique, les temps de pose étant d’au moins 10 minutes. Puis apparaissent le Collodion Humide (nitrate de cellulose dissout dans un mélange d’alcool et d’éther) et le Collodion sec au Tanin.

On assiste en parallèle à l’arrivée des premiers procédés positifs comme le Papier Salé, le Papier Albuminé et celui à la Gomme et ainsi donc les premiers clichés « pigmentaires ». Enfin vers 1854 des procédés à la fois positifs et négatifs voient le jour, tels l’Ambrotype ou le Ferrotype.

Les méthodes ne cesseront alors d’évoluer, guidées par les progrès techniques, l’abandon des chimies agressives ou pour de simples raisons économiques. De nos jours toutes ces méthodes de procédés anciens sont à notre disposition et autorise chacun à y exprimer sa propre sensibilité, et même si les logiciels photo permettent de s’en approcher, rien n’aura jamais la magie d’un tirage demeurant à jamais « UNIQUE ».

Au sommaire dans ce numéro :

ABSENCES par Antonio Domingues, LE PROCEDE AU SERVICE DE LA SENSIBILITE par Sabrina Biancuzzi, CONTRE LES MURS par Alexandre Bouchon, TRICHROMIES par Sébastien Roy, SCIROCCO par Ludovico Poggioli et NEW PAST par Rémy Huart.



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